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Le principe
Les classifications
A la vue de la multiplicité des handicaps, de la spécificité de chaque déficience, on peut, à juste titre, s'interroger sur l'organisation des épreuves et les moyens à mettre en œuvre pour que tous les compétiteurs soient sur un pied d'égalité au départ de chaque course.
Pour ce faire, il existe un système de "classification intégré", propre à la natation, complexe mais relativement juste, qui regroupe toutes les familles de handicaps. Son principe est d'évaluer le potentiel physique de chaque compétiteur afin de leur permettre de se classer que sur leur seule valeur sportive.
Appliquée par les instances internationales
• Il existe 10 classes "S", (S1 à S10) pour les nages papillon, dos et crawl (qui privilégient la puissance des membres supérieurs),
• Une classification spécifique en SB (de SB1 à SB9) pour la brasse,
• Une classification en SM (de SM1 à SM10) pour les épreuves du 4 Nages.
Pour simplifier cette démarche incontournable, il a été élaboré un "profil " des handicaps pour chaque classe.
Le système utilisé est en constante adaptation pour être le plus efficient possible et peut être modifié dans les deux ans qui suivent les Jeux Paralympiques.
• Le protocole d'évaluation est composé de trois parties :
• 1ère partie : Le Test médical
Il consiste en une évaluation de la force musculaire (Testing), des déficits articulaires, de la mesure des membres pour les amputés et de l'évaluation des troubles de la coordination ou de la spasticité. Pour les blessés médullaires, la connaissance du niveau de l'atteinte vertébrale est essentielle.
• 2ème Partie : Le Test en situation dans l'eau
Il confirme la présence des déficiences motrices et leur répercussion dans l'accomplissement du geste technique. Il permet de noter si les adaptations réglementaires lors des épreuves sont justifiées.
• 3ème Partie : La confirmation pendant les épreuves
Quant aux déficients visuels, cette classification est effectuée par un médecin ophtalmologiste et codifiée en 3 classes (S11 à S13).
En conclusion, le passage à la classification pour un compétiteur est obligatoire. Il est effectué de manière précise au niveau national par les classificateurs agréés, et sera revu systématiquement en cas de participation à une épreuve internationale. Elle n'est pas toujours évidente à vivre et demande la plus grande précision possible. En effet, une erreur serait susceptible de compromettre la carrière sportive d'un nageur.
Ce qu'il faut retenir :
• Les classes S1 correspondent aux handicaps les plus importants, les classes S10 aux déficiences motrices les plus légères.
• Il existe une notion de handicap minimum pour laquelle l'accès à la compétition Handisport n'est pas accessible.
De manière simplifiée :
• Classes S1 à S4 Atteinte de 3 ou 4 membres et du tronc.
• Classes S5 à S6 Atteinte de 2 membres et du tronc ou des 2 membres supérieurs complets.
• Classes S7 à S8 Atteinte de 2 membres inférieurs ou d'un membre supérieur complet.
• Classes S9 à S10 Atteinte d'un membre inférieur complet ou incomplet ou d'un membre supérieur incomplet.
• Classes S11 à S13 Cécité complète ou déficience visuelle importante.
L'évolution
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